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Toujours, espérer.


Alors j’avoue que quand Georges m’a demandé de lui écrire un courrier adressé au ministre de l’Intérieur pour faire avancer son dossier de demande de rapprochement familial, je me suis dit que ça marchera jamais.

 

Bien sûr, je n’en ai rien dit à Georges : il était déjà bien assez déprimé.

Il a tout essayé : les appels, les déplacements à la préfecture, les courriers. Aucune réponse. Rien.

 

4 ans qu’il a dû quitter son pays pour la France.

4 ans qu’il n’a pas vu ses enfants, 4 ans qu’il essaie de les faire venir auprès de lui.

 

Je rédige, mais intérieurement je n’y crois pas. Avec tout ce qu’il a déjà fait, je vois pas en quoi cette lettre pourrait changer quoi que ce soit.

 

À la fin du rendez-vous, on se dit merci, au revoir, donnez-moi des nouvelles.

 

Georges m’a appelée deux semaines après.

Georges m’a appelée, et le bonheur se sentait dans sa voix.

Il a reçu une réponse à sa lettre.

 

Une réponse positive.

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